Le jugement, décidé par un tribunal, marque la fin officielle d’un divorce ou d’une séparation et tranche sur les décisions prises. Il confirme que la séparation est légale. Même si certaines personnes se séparent sans jugement, il est important d’en obtenir un pour éviter les problèmes futurs. Cela vaut également pour les arrangements concernant les enfants de parents non mariés.
Lorsque les parents se séparent, les enfants peuvent être confrontés à différentes situations émotionnelles. Voici quelques schémas courants qui mettent en lumière les répercussions émotionnelles possibles sur l’enfant.
L’enfant intermédiaire : dans ce rôle, l’enfant devient le canal de communication entre les parents, exposé aux tensions lorsqu’il transmet des informations, ce qui peut créer un sentiment de loyauté partagée. Il est conseillé que les parents communiquent directement entre eux pour éviter de placer l’enfant dans une position inconfortable.
L’enfant observateur : l’enfant se retrouve souvent questionné sur sa vie avec l’autre parent, se sentant comme un espion et trahissant ainsi ce dernier. Il est préférable que les parents vivent leur propre vie sans interroger l’enfant sur des détails intimes.
L’enfant financier : conscient des querelles financières entre ses parents, l’enfant peut se sentir obligé de prendre parti. Il est essentiel de permettre à l’enfant de mener sa propre vie sans qu’il ait à se soucier de questions financières qui ne le concernent pas.
L’enfant réconforteur : dans ce rôle, l’enfant endosse la responsabilité de consoler ses parents face à leur détresse émotionnelle, ce qui peut compromettre son propre développement. Les adultes doivent être attentifs à ne pas confondre les rôles et à reconnaître les actions de l’enfant tout en l’encourageant à retrouver sa place d’enfant.
L’enfant qui rêve de réconciliation : même longtemps après la séparation, l’enfant peut secrètement espérer que ses parents se réconcilient, ce qui peut engendrer des sentiments d’anxiété, des fantasmes ou de la culpabilité. Les parents doivent être transparents sur la situation de séparation et rassurer l’enfant en lui faisant comprendre qu’il n’est pas responsable de la situation.
Selon la loi, il est nécessaire de respecter un délai de séparation d’au moins 2 ans avant de pouvoir entamer une procédure de divorce unilatérale. Ce délai commence à courir à partir du moment où le couple cesse de vivre sous le même toit.
Cependant, il arrive que certains couples choisissent de continuer à cohabiter pour des raisons pratiques. Dans ce cas, deux possibilités s’offrent à eux. Premièrement, il est possible d’engager une procédure unilatérale de mesures protectrices de l’union conjugale, au cours de laquelle le tribunal constate l’absence de conflit et entérine simplement la séparation. Deuxièmement, il est envisageable d’envoyer une lettre recommandée à l’autre conjoint pour officialiser la date de la séparation.
Non, il n’y a pas de délai obligatoire à respecter avant de se remarier après un divorce. Une fois que le jugement de divorce est rendu définitif et exécutoire, vous êtes libre de vous remarier.
Il convient de noter qu’après la ratification du divorce par le tribunal, le conjoint dispose d’un délai de 30 jours pour interjeter appel. Une fois ce délai écoulé, le jugement devient définitif et vous êtes alors en mesure de vous remarier.
1. Engagement Initial Rappelé : Reconsidérer l’engagement initial fait devant les proches et la loi peut renforcer la détermination à surmonter les difficultés plutôt que de choisir le divorce.
2. Conséquences Emotionnelles à Éviter : Les répercussions émotionnelles du divorce, aussi bien pour les époux que pour les enfants, peuvent être évitées, motivant certains à chercher des solutions alternatives.
3. Stabilité Financière Maintenue : Les difficultés financières qui accompagnent souvent le divorce, surtout lorsque les conjoints sont financièrement dépendants l’un de l’autre, peuvent être une source d’inquiétude qui incite à chercher des alternatives au divorce.
4. Impact Préservé sur les Enfants : La préservation de l’unité familiale est considérée comme un avantage pour le bien-être des enfants, minimisant ainsi les perturbations émotionnelles et les changements de vie auxquels ils pourraient être confrontés en cas de divorce.
5. Valeurs Religieuses Respectées : Pour ceux dont les valeurs religieuses prônent l’union familiale, le divorce peut entrer en contradiction avec leurs croyances et leurs principes les plus profonds.
6. Pression Sociale Contournée : Dans certaines cultures ou communautés, le divorce est stigmatisé socialement, poussant certains couples à rechercher des alternatives au divorce malgré les difficultés.
7. Efforts de Réconciliation Priorisés : Certains couples estiment qu’il vaut la peine de s’investir davantage dans leur relation et de tenter des solutions de réconciliation telles que la thérapie de couple ou l’amélioration de la communication.
8. Dépendance Emotionnelle Gérée : La dépendance émotionnelle à l’égard du conjoint peut rendre la décision de divorcer difficile malgré les problèmes relationnels, incitant ainsi à explorer d’autres options.
9. Peur de l’Inconnu surmontée : La perspective de l’inconnu associée au divorce, avec ses défis et ses changements importants, peut être décourageante pour certains, les encourageant à rechercher des alternatives.
10. Héritage Familial Préservé : La préservation de l’héritage familial et des liens générationnels peut être une considération importante qui pousse certains individus à rechercher des alternatives au divorce, même en cas de difficultés conjugales.
Il est essentiel de comprendre que chaque relation conjugale est unique, et qu’il n’existe pas de solution universelle en matière de divorce. Chaque individu doit prendre une décision qui reflète ses propres valeurs, besoins et circonstances.
La fin d’une relation conjugale marque souvent le début d’une nouvelle phase de vie, accompagnée de diverses démarches administratives et juridiques à effectuer. Après l’obtention d’une décision de divorce ou de dissolution de partenariat en Suisse, il est crucial de prendre les mesures adéquates pour mettre à jour votre situation civile et vos engagements contractuels. Voici un guide pratique pour vous aider à naviguer dans ce processus souvent complexe :
Notification du changement d’état civil : Si vous êtes de nationalité suisse, l’information est automatiquement transmise aux autorités compétentes. Cependant, si vous êtes de nationalité étrangère, assurez-vous de mettre à jour votre état civil dans votre pays d’origine.
Mise à jour des documents officiels : Faites modifier les informations sur votre permis de conduire et votre carte grise en présentant une copie de la décision de divorce aux autorités compétentes.
Notification aux tiers : Informez vos assureurs privés, votre société de leasing, votre caisse de prévoyance professionnelle et vos institutions bancaires de votre nouvel état civil, de votre nouvelle adresse et éventuellement de votre nouveau nom. Joignez une copie de la décision à vos notifications.
Notification à votre institution de prévoyance : Fournissez une copie de la décision de divorce à votre institution de prévoyance pour mettre à jour vos informations.
Obtention de certificats d’état civil : Trois à cinq mois après que la décision soit définitive, demandez à votre commune d’origine un certificat individuel d’état civil si vous n’avez pas d’enfants, ou un certificat de famille s’il y en a. Payez les frais requis.
Mise à jour de votre livret de famille : Si vous en avez un, mettez à jour votre livret de famille en envoyant une copie de la décision de divorce à la direction de l’État Civil de votre commune d’origine.
Modification du nom sur les documents d’identité : Si vous changez de nom, faites modifier votre passeport ou votre carte d’identité auprès de votre commune de domicile en présentant les documents nécessaires.
Révision de vos contrats : Informez votre régie de logement de votre changement de situation. Vous devrez peut-être également ajuster certaines assurances pour vos biens personnels, ainsi que votre testament en conséquence.
En suivant ces démarches et en prenant les mesures appropriées, vous pourrez entamer cette nouvelle phase de votre vie avec sérénité, en ayant votre situation civile et vos engagements contractuels à jour.
La séparation des partenaires non mariés se trouve dans une zone grise en matière de cadre juridique spécifique en Suisse. Les règles qui s’appliquent sont principalement issues du droit des contrats, du droit civil et du droit des obligations.
La question de la pension alimentaire est cruciale lors de la séparation des partenaires non mariés. En l’absence d’obligation légale de soutien financier, les partenaires doivent trouver un accord à l’amiable ou recourir à une décision judiciaire pour résoudre cette question.
La répartition des biens acquis en commun est également un point essentiel. Elle est basée sur le principe de la participation aux acquêts, où chaque partenaire conserve les biens qu’il possédait avant la cohabitation, tandis que les gains réalisés pendant la relation sont partagés.
En ce qui concerne les enfants issus de cette union, des accords doivent être conclus concernant la garde et le soutien financier. Dans certains cas, une intervention judiciaire peut être nécessaire en l’absence d’accord entre les parents.
Les séparations conflictuelles ont tendance à affecter davantage les enfants. En revanche, un divorce géré de manière coopérative et amicale par les parents peut atténuer les effets négatifs sur les enfants et faciliter leur adaptation à la nouvelle situation familiale.
La violence domestique, qui englobe les abus physiques, sexuels, psychologiques et financiers, ne connaît pas de frontières sociales et affecte des individus de tous âges et orientations relationnelles. Bien que les hommes puissent également être des auteurs de violence, les femmes sont souvent la majorité des victimes, typiquement maltraitées par leur partenaire actuel ou passé.
La Convention d’Istanbul, élaborée par le Conseil de l’Europe, définit la violence domestique comme une série d’actes préjudiciables au sein de la famille ou entre partenaires, que ce soit dans des relations actuelles ou passées. En identifiant la violence domestique comme un problème lié au genre, cette convention engage les États signataires à protéger les victimes, à prévenir les actes de violence, à poursuivre les auteurs et à élaborer des stratégies globales de lutte.
Reconnaître les signes moins évidents de violence, tels que la manipulation psychologique ou l’isolement social, est crucial pour prévenir l’escalade et briser le silence souvent environnant.
Le rôle des normes de genre est profondément enraciné dans la perpétuation de la violence domestique, soutenu par des conventions sociales et des rôles traditionnels. La Convention d’Istanbul souligne la nécessité de remettre en question ces stéréotypes de genre et mise sur l’éducation et la sensibilisation pour provoquer un changement social.
Les États participants à la Convention d’Istanbul s’engagent à mettre en place des stratégies globales, comprenant des mesures de prévention, un soutien aux survivants et des campagnes de sensibilisation visant à changer les normes culturelles.
La création d’un réseau de soutien fiable est essentielle, incluant le cercle familial et amical ainsi que les professionnels de la santé, les travailleurs sociaux et les organisations non gouvernementales, pouvant offrir sécurité et assistance aux victimes de violence domestique. Il est impératif de briser le silence autour de la violence domestique et de promouvoir des actions collectives pour favoriser des relations fondées sur le respect et l’égalité.


